copier un tattoo

Copier un tattoo : 5 raisons pour ne pas le faire

Les tatouages sont des oeuvres d'art qu'on met sur notre peau pour le reste de nos jours. C'est quand même une grosse décision à prendre que de se faire tatouer. Certains vont être recouverts d'encre alors que d'autres n'en voudront jamais.

Tu trouves le tatouage parfait. Genre le dessin de tes rêves. Par l’artiste de tes rêves. Par contre, il est déjà tatoué sur quelqu’un d’autre. Tu te dis que c’est pas si grave de copier un tattoo…

STOP. Je t’arrête tout de suite.

Oui, je suis d’accord qu’il existe tous les prétextes du monde pour croire que c’est correct de copier le tattoo de quelqu’un, mais dans le monde du tatouage, il s’agit d’un faux pas monumental. Voici pourquoi il ne faut pas copier un tattoo.

1. Copier un tattoo : c’est du vol.

En effet, les tatouages sont des oeuvres d’art à part entière. Tout comme le fameux tableau de la Joconde, tu n’as pas le droit de le copier à moins d’avoir l’approbation du tatoueur et du propriétaire du tatouage (chose qui n’arrive jamais, ceci dit). Ce n’est pas parce l’oeuvre est sur la peau de quelqu’un qu’automatiquement tout le monde a des droits dessus. D’un point de vue juridique, il n’est pas évident de protéger un tatouage. Il est vrai que le droit d’auteur ne s’applique pas, mais il y a tout de même une part de droit de l’homme.

copier un tattoo : vol

2. Copier un tattoo : c’est un manque de respect.

En effet, c’est un gros manque de respect envers l’art du tatouage et ce, à plusieurs niveaux. Les personnes qui se font tatouer, dans plusieurs cas, demande à avoir une pièce unique dessinée selon leur goût et selon leur morphologie. Parfois même, ils ont des significations, ces tatouages, et se le faire copier vient briser cette authenticité. Dans d’autres cas, les gens vont payer pour voir un artiste en particulier qu’ils affectionnent. Ces artistes peuvent coûter cher et ils ont parfois de longues périodes d’attente avant d’avoir un rendez-vous. Que quelqu’un d’autre le recopie sans réfléchir, c’est un peu comme voler du temps et de l’argent.

copier un tattoo : respect

3. Copier un tattoo : les tatoueurs qui le font ne sont pas des artistes.

Ils ne sont en fait que des machines à reproduire. À mon avis, ils n’ont pas de talent en particulier. Ils ne devraient même pas tatouer en premier lieu s’ils sont incapable de faire leurs propres dessins. D’ailleurs, copier un tattoo par un autre tatoueur que l’original, c’est prendre un gros risque. Selon le style, il peut être très difficile de reproduire un tatouage qui en fin de compte, ne sera pas à la hauteur. Un vrai artiste tatoueur refusera sans hésiter de copier un tattoo.

copier un tattoo : artiste

4. Copier un tattoo : ça n’a rien de flatteur.

C’est du vol, simplement. C’est embêtant aussi pour tout le monde. Si tu affectionnes beaucoup un dessin, le mieux à faire est de t’en inspirer pour rendre hommage. Là, il n’y a absolument aucun problème. Ça c’est flatteur.

copier un tattoo : flatteur

5. Copier un tattoo : tu ne connais pas l’histoire.

J’ai déjà mentionné que certains tatouages ont des significations. Voler un dessin, c’est aussi en voler la signification. Les tattoos sont toujours spéciaux à leur façon pour la personne qui le possède. Pour te donner un exemple concret, je travaille présentement sur un gros projet avec mon amie d’enfance (Maude Paré) et une tatoueuse que j’admire (CATHARTIC). Cette amie a toujours dessiné et j’ai toujours voulu l’un de ses dessins sur moi. C’est un projet très spécial pour moi et ça me fâcherait énormément qu’on me le vole puisqu’il perdrait sa signification.

copier un tattoo : savoir

Bref, il est important de s’éduquer avant de commencer le processus pour obtenir des tatouages. On parle ici d’une communauté complexe qui, en quelque sorte, a plusieurs lois non écrites. J’espère t’avoir ouvert un peu les yeux sur un aspect important du tatouage.


Laurence Emma Tanguay

Laurence est une jeune Beauceronne pur sang qui a emménagé dans la grande métropole de Montréal à ses 19 ans. Après des hauts et des bas, elle s’est vraiment adaptée à sa vie de jeune étudiante pauvre en communication à l’UQÀM. Pour la décrire, on peut dire qu’elle…

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